août 2014

Archive mensuelle

Jour 15 24 août 2013 Bénévent-L’Abbaye

Créé par le 21 août 2014 | Dans : Non classé

La nuit fut bonne. Petit-déj réduit au minimum, on est loin des oeufs/bacon du Québec. Quelques gouttes de pluie qui cesseront de tomber après 5 minutes. Dans mon guide on dit de suivre le chemin creux, il s’agit en fait d’un petit sentier, comme un écrin de verdure qui forme  un tunnel par endroit. Accroché à un poteau, une boîte enjolivée d’une coquille invite le pèlerin à écrire un mot au proprio « ami du chemin ». Je continue jusqu’au village suivant « St-Agnant-de-Versillat ». Dans le cimetière, j’observe une lanterne des morts, il s’agit d’une colonne creuse assez haute où on pouvait hisser à l’intérieur une source lumineuse qui permettait aux égarés d’avoir un repaire menant au village (comme un phare). Une autre curiosité du cimetière, des petits abris en panneaux synthétiques transparents qu’on érige au-dessus des tombes. Cela me fait rire, comme si on voulait mettre les morts en serre pour qu’ils poussent mieux.

J’arrive maintenant dans une grande ville « La Souterraine ». C’est jour de marché, je fais des provisions et un marchand m’offre une tomate. Je rencontre un bénévole de St-Jacques, il m’invite à l’église pour tamponner ma credencial. Une table complète d’informations est mise à la disposition des pèlerins. Monsieur me raconte les pressions exercées sur le maire pour obtenir un gîte pèlerin dans cette ville. Nous sommes déjà plus de 1000 pèlerins à avoir signé le registre attestant de notre passage. Arrêt à la banque, premier retrait au guichet, ça se passe bien.

De retour sur les routes campagnardes, je rencontre une pèlerine et nous marcherons ensemble pour la journée. Nathalie me devançait d’une journée mais je l’ai rattrapée. Partie de Bourges elle désire se rendre jusqu’à Périgueux. Ça change de marcher à deux, on cause et on cause, je reprends le temps perdu.

Lorsqu’on arrive à Bénévent, c’est la fête « Les moutonnades ». Partout des stands sont remplis de produits du terroir ou artisanaux. Bière, animation, musique et concours de « Devinez le poids de ce mouton et gagnez ». Des gens nous arrêtent pour parler de Compostelle, une dame me raconte son voyage au Québec. Très beau gîte tenu par des anglais, c’est aussi un B & B. Le jardin est fleuri et la vue donne sur l’abbaye. Un homme âgé est de passage, il nous raconte les années de son enfance passées ici pendant la seconde guerre mondiale. Depuis 2 jours, il tente de retracer des personnes connues mais malheureusement sa quête est infructueuse, il est triste de voir tous les commerces fermés ou abandonnés ou vendus aux anglais. Cet homme est fin connaisseur d’art, nous argumenterons longtemps sur la beauté des vitraux de Ste-Foy-de-Conques.

Retour en ville pour le dîner, les étals sont fermés, il ne reste que les comptoirs de restauration rapide. Ce sera une bière et un bruschetta à la Genoise pour moi. Il ne reste que les fêtards et les canettes de bière vides s’amoncellent, nous préférons rentrer. Il y a un énorme feu d’artifices qu’on pourrait voir de notre dortoir mais cela m’obligerait à me rhabiller alors tant pis, dodo.

Leçon de vie du pèlerin: étendre vos chaussettes par le bout du pied ainsi si elles sont encore humides au matin, ce sera à votre cheville et non sous le pied, ceci causant des ampoules.

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Jour 14 23 août 2013 St-Germain-de-Beaupré

Créé par le 20 août 2014 | Dans : Non classé

Départ à 7:30. Très beaux passages le long de la Creuse. Un peu de grimpe mais c’est en début de journée alors ça va. La route st vraiment agréable jusqu’à Crozant. J’ai un point de vue à couper le souffle sur les ruines d’un château. J’aimerais tellement que les photos traduisent bien ce que je vois. Je fais un appel pour mon hébergement de ce soir, le proprio du gîte est absent mais il consent à ce que je m’y rende même en son absence. En face, un restaurateur m’ouvrira la porte et il me fera à dîner, je pourrai aussi y prendre mon petit-déj.

Après une petite erreur de parcours, j’arrive en assez bonne forme à St-Germain. Bon, le gîte est un peu décevant en comparaison des derniers hébergements mais c’est calme, je suis seul dans une très grande habitation. À 18E, coucher et petit-déj., le pèlerin dit merci alors qu’un touriste exigerait un surclassement. J’ai cumulé 33 kms sans compter les erreurs, en fait je tente de rattraper ma journée de retard du premier jour où je m’étais arrête après seulement 15 kms demain ce sera fait. J’ai déjà réservé pour demain alors demain je marcherai l’esprit en paix de savoir que j’ai un toit qui m’attend.

Visite du village, avec SA rue principale. L’église est fermée mais le clocher a un drôle de recouvrement (pointe de flèche). Sur son balcon, une dame se bat avec son parasol qu’elle n’arrive pas à ouvrir, le scout en moi se réveille et je ferai ma b.a. de la journée.

Je me rends au resto pour le dîner, je suis seul dans la salle à manger. Pour 12E j’aurai en entrée; un pâté de campagne accompagné de sa salade, de cornichons et de crudités, suivi en plat principal d’une darne de saumon avec plein de patates rissolées le tout nageant dans 2 cm, de beurre fondu. Vin bien sûr, fromage et glace à la pêche en dessert. heureusement que la marche aidera à faire passer toute cette graisse accumulée, mais au goût c,était exquis. Comme la vie est simple et belle sur le chemin, on marche, on mange, on dort. Tous mes sens sont en éveil et la nature me comble.

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Jour 13 22 août 2013 Gargilesse

Créé par le 19 août 2014 | Dans : Non classé

Départ à 6:40. Je suis en pleine forme et mon ampoule semble guérie. Comme seule provision, je n’ai qu’une poire, ce sera le seul aliment que j’ingurgiterai sur les premiers kilomètres de la journée. Dans les champs, les jolies chèvres de l’Indre ont fait place aux belles vaches Limousines. Dans le ciel, le sillage des avions forme une étoile alors je me dis que le champ des étoiles (compostella)sera pour moi aujourd’hui. Les plats chemins du début font place à des dénivelés.  Je suis dans La Creuse. À Argenton-sur-Creuse, c’est la ville. Je fais des provisions mais préfère prolonger l’étape. Finalement, c’est à 13:00hrs que je ferai l’arrêt pique-nique.

Je me remet en marche sur les rives de La Creuse et je dois maintenant escalader des roches pour franchir le cours d’eau, ce sentier s’appelle « Le chemin des casse-cous ». C’est mon premier passage difficile depuis le début de mon aventure mais aujourd’hui avec déjà 30 kms dans les pattes, ce n’est pas évident. À l’entrée du village de Gargilesse, le visiteur est prévenu qu’il met les pieds dans un des plus beaux villages de France. Je confirme c’est magnifique. Les ruelles foisonnent de petites boutiques où artistes et artisans s’affairent à créer un peu de beauté dans ce bas monde. On ajoute à cela, un château et une belle mais vieille église. Par contre, ce qui m’impressionne le plus, c’est le pigeonnier où se trouve le bureau de tourisme. Tout de pierres et arrondi, le pigeonnier compte une multitude de niches à pigeons. Chaque niche du pigeonnier représente 1 acre de terrain pour le propriétaire, je suis dans le domaine d’un riche, c,est certain. Et que dire du gîte! immense bâtisse de pierres avec des fenêtres en arc au premier, j’aurai, moyennant 13,90E une chambre privée, confort et commodités dont un lave-linge et ….oh oui!…..un lave-vaisselle. Ici, la douche et la lessive se font en souriant. Avec un code qu’une jeune me donne, je me rends sur les marches de l’hôtel de ville et je me connecte à internet. J’aurai droit à un commentaire en direct de ma voisine Lavalloise, vive la technologie.

Je dînerai de mes « toutcequi » c’est-à-dire, tout ce qui me reste dans le sac à dos. Dans le gîte, une pèlerine allemande qui est passée par Nevers me tiendra compagnie durant mon repas. Je finirai la soirée dans la cour extérieure et comble de chance, dans l’église voisine résonne un concert de chant et d’harpe celtique, moment de grâce. Je ferai quelques photos de nuit mais mon appareil ne rend pas justice à ce que je vois. Après 34,3 kms, mon corps réclame sa période de repos, bonne nuit les anges.

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Jour 12 21 août 2013 Velles

Créé par le 19 août 2014 | Dans : Non classé

Petit-déj en compagnie de Jacques Barthoux, je quitte très heureux de cette rencontre. Aujourd’hui, ce sera la forêt de Châteauroux, des kms et des kms de forêt dense. Du bois partout, c’est très calme et on peut prier à son aise. Parfois des sentiers forestiers traversent le sentier principal. J’arrive à un carrefour de 5-6- sentiers qui convergent tous en un point. Un panneau indique que cet endroit porte le nom de « carrefour des druides ». J’imagine une réunion de druides préparant une potion magique en incantant les sages du passé, je nage dans un album d’Astérix le gaulois. Un peu plus loin c’est le carrefour du banc des pèlerins mais…je n’ai rien vu? Avant de sortir de ce bois, quelques hommes marchent seul, regard inquisiteur ???  j’apprendrai par la suite que cette forêt sert de lieu de rencontre pour hommes seulement en recherche d’aventures particulières.

Je terminerai mon étape très tôt à 12;15 hres. À Velles, tout petit village, il y a 3 commerces. Le supermarché est fermé le mercredi, le boulanger est en vacances pour la semaine, il ne reste que le restaurant bar/tabac d’ouvert. Le gîte municipal est bien pourvu, immense comme un camp de vacances avec sa rangée de 6 lavabos bas. je suis seul alors j’ai droit à la chambre du surveillant. Après la douche, réhydratation du pèlerin au bar. De retour je soigne mon ampoule au talon qui tarde à cicatriser. Je m’allonge devant la télé pour une séance télé qui durera jusqu’à 19:30. Qu’il est bon de ne rien faire. Je constaterai que les mêmes concepts télé ont cours ici en Europe. J’investis 11 euros au resto pour le repas du soir et ne le regretterai pas du tout.

Aujourd’hui c’était comme une journée de congé et mon corps profite bien de ces heures de farniente.

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Jour 11 20 août 2013 Châteauroux

Créé par le 19 août 2014 | Dans : Non classé

Je me réveille tout reposé dans ma belle chambre privée et je profite encore du wifi avant de descendre pour le petit-déj; café, confiture de pissenlit,de sureau et gelée de fleur de rose, tartines, beurre régulier et mi-sel, brioche pralinée et petites crêpes, quel festin. Au moment de nous quitter, Monique me remet le demi Baba-o-rhum que je n’ai pas pu manger hier, « pour la route » dit-elle. Vraiment je garderai un merveilleux souvenir de cette halte.

Je refais quelques kms pour me remettre sur le chemin et je marche vers Diors en commettant une petite erreur de parcours. Visite de la chapelle Notre-Dame-des-ailes, c’est joli comme nom, elle est la patronne des aviateurs. Je poursuis et longe un long, long très long terrain d’une base militaire. Il y a un haut mur doublé de 2 rangées de barbelés. Je m’éloigne enfin de ce terrain inhospitalier et dans un petit chemin verdoyant, je m’arrête pour déjeuner près d’un étang. Cet endroit est empreint de calme. Pendant que je mange, des carpes font des bonds à la surface et une poule d’eau nage allègrement.

Le chemin me mènera à Deols, je m’arrêterai pour visiter l’église St-Étienne. Une dame, voyant que je suis pèlerin, me confie les clefs pour voir les cryptes. Il y a 2 cryptes sous l’autel de chaque côté. L’endroit est lugubre. Je déverrouille la vieille porte à l’aide d’une grosse clef de métal, Je suis dans le noir ne trouvant pas l’interrupteur, je manque une marche et me retrouve affalé sur le sarcophage de saint-Ludre. Petite crise de panique claustrophobique, inutile de vous dire que je ne saurai rien de l’histoire de ce saint tellement j’ai rebroussé chemin à toute vitesse.

La ville de Déols est accolé à celle de Châteauroux donc je suis tout près de la fin de mon étape. En bon américain, je m’arrête au bar pour boire un coke diète qu’on commande ici en disant « un cola light ».

J’arrive au domicile de m. Barthoux. Celui-ci est un ami des chemins de Compostelle, d’ailleurs, son épouse est présentement sur un chemin. Il me donne plein d’infos utiles sur les prochaines étapes. J’ai une chambre privée avec sa salle de bain et le tout est donativo (on donne ce qu’on veut ou peut). M. et madame Barthoux reçoivent les pèlerins et ils ont eu une idée géniale; les sous des pèlerins restent dans la boîte jusqu’à Noel et ce sont les petits-enfants qui toucheront les sous des pèlerins.

Après un petit repos dans le jardin à l’ombre, à siroter une eau pétillante au sirop fruité, je décide d’aller faire un tour en ville. Je visite l’église et risque d’y resté car une dame ne m’avait pas aperçu et elle verrouillait les portes (décidément , on nage en plein Da Vinci Code). Assis à une terrasse, je bois une bière en regardant cette majestueuse église. On dînera dans le joli jardin d’une quiche aux courgettes, de tomates farcies au porc et aux herbes, de fromage et d’un gâteau au chocolat, le tout bien arrosé. Vraiment cette formule d’accueil pèlerin à domicile me plait énormément.

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Jour 10 19 août 2013 Neuvy-Pailloux

Créé par le 18 août 2014 | Dans : Non classé

Trop mangé hier, j’ai fais des cauchemars. Comme je suis seul au gîte, je m’octroie une 2ième douche avant de partir.

Dès la sortie du village, je trouve 4 balises sur un poteau électrique qui indique des directions différentes. Je choisis au hasard et me retrouve sur une rout très passante la N151. À chaque auto rencontrée, je dois me ranger sur les côtés herbeux. Je reçois quelques « bonjour » coups de klaxons. La route est bordée par des dizaines d’éoliennes. Je découvre un sentier tracé par des roues de tracteurs en parallèle de la route, en y cheminant je ferai 9 rencontres intéressantes….  des lièvres qui sautent de partout.

Issoudun me reçoit et yeah! je vois un restaurant Mc Donald. Je n’aime pas tellement leur bouffe mais j’y vais pour le WIFI gratuit. Devant un café, je me branche à la planète et j’aurai SKYPE un visuel avec mes amis Ines et Jean-Paul de Nantes. À l’O.T., on me propose une visite de la ville à pied. Je mettrai 1:15hre à faire le tour mais ça en valait le coup; tour blanche, porte de ville en pierres taillées, hospice St-Roch etc.. Brève rencontre de 2 pèlerins français. Après quelques hésitations, je retourne sur le chemin qui longe une voie ferrée. C’est un peu monotone mais lorsque passe les trains, la terre tremble.

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J’arrive à Thivay, hameau qui a un coin aire de pique-nique, j’y mangerai. C’est à travers les champs, dans les sillons laissés par les tracteurs que j’atteindrai, quelques kms plus loin, le village de Neuvy-Pailloux. Je loge chez madame Richard, garde champêtre à vélo. Pour la décrire je dirais, jeune petite dame de 62 ans, dynamique et sympathique. Nous faisons connaissance devant une pointe de tartes aux cerises de son jardin et d’une bière. On cause pendant qu’elle prépare le repas et grâce à son réseau WIFI, j’aurai Lyne et Isabelle par Skype (wow 2 fois dans la même journée).

Madame m’invite à visiter son église dont on a découvert,en 1972, une nef avec fresques qui daterait du 12ième siècle. INCROYABLE. Repas du soir au menu: soupe à l’ortie, pâté régional de pommes de terre et sa verdure, plateau de fromage (Valençay, crottin de Chavignol et St-Marc de Turenne) vin et comme dessert… Baba-o-rhum et sa crème, Miam!

Quelle soirée, on est passé aux confidences et c’est à une amie que je souhaite une bonne nuit ce soir.

Jour 9 18 août 2013 Charost

Créé par le 18 août 2014 | Dans : Non classé

Je me présente à la salle à manger et une bénévole du monastère m’attendait. En plus de mon petit-déj, elle me donnera un bout de pain et de brioche pour la route. Je quitte à regret ce monastère ou j’ai trouvé un repos pour le corps et un baume pour l’âme.

Ça me revient, hier j’ai appris à lire les plaques d’immatriculation des autos. La lettre à gauche sur la plaque représente le pays ( F=France B=Belgique etc..) et les 2 chiffres de droite disent le département d’origine. Cela est bien pratique dans une halte routière pour savoir à qui demander assistance si tu fais de l’auto-stop.

Trajet d’aujourd’hui; 4 kms pour retrouver le chemin à la sortie de Bourges et 25 de plus pour atteindre Charost (encore 29kms total). Long trajet inintéressant de 15 kms avant d’entrer dans une forêt. La prière du matin sera pour belle-maman car j’ai appris qu’elle s’est fracturée la colonne, s.v.p. Seigneur donnez un peu de courage à cette femme si généreuse.

Paysage assez monotone. De nouveau, le trajet de mon guide et le balisage de l’association des amis de Compostelle du Berry diffère, alors où aller…?

J’arrive finalement à Charost à 15:00hres. Un panneau en ville m’indique un numéro de téléphone à composer. Un monsieur m’explique en 20 minutes (ça y est les minutes de mon portable vont y passer) comment me rendre au gîte, il me donne le code à composer pour ouvrir une 1ère porte et finalement où se trouve la clef du local affecté aux pèlerins. Le gîte est assez quelconque, état délabré et il n’y avait pas de provisions. C’est écrit sur le tableau d’affichage « pas de femme de ménage en août » cela explique l’impression de négligence des lieux. Routine faite, je retourne en ville à la recherche de monnaie car je dois déposer des sous dans une boîte et je n’ai que des 20 euros (le gîte en vaut moins).

Je mettrai 1 heure à trouver un bar ouvert mais une petite bière me réconfortera. La tenancière est très gentille, je resterai là pour le dîner copieux. Le ciel est couvert, il tombe quelques gouttes. Je réserve mes 2 prochaines nuits en APD (accueil pèlerin à domicile). C’ est une formule d’hébergement que je ne connais pas. Je n’arrive toujours pas à joindre mes amis français, sûrement une technicalité de mon téléphone. La dame du bar m’informe qu’un canadien me précède de 2 jours, je le constaterai sur le registre au gîte. Finalement, je crois avoir beaucoup bronzé car au resto on m’a demandé si j’étais hindou?????

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Jour 8 17 août 2013 Bourges

Créé par le 16 août 2014 | Dans : Non classé

Départ 7:20 hres. Ce matin les chiens qui aboient se relaient d’une propriété à l’autre sur mon passage, cela me rappelle maman et sa peur des chiens. à l’entrée d’un boisé, je décide donc de dédier ma prière du matin à maman qui vient de célébrer son 90ième anniversaire. Je demande au Divin que les soucis lui soient épargnés et que les années qui viennent soient empreintes de calme, ainsi, le détachement de cette dimension terrestre sera peut-être plus facile à vivre. 17 kms me mènent ;a Ste-Solange. Arrêt à l’église où une religieuse me fait faire la visite des lieux; tapisseries, tableaux,chasse des reliques. Tout est beau et surprenant car l’histoire de cette sainte s’est déroulée ici-même. Mon guide indique le champs où Solange se serait refusée à un chevalier en appelant ainsi de sa vie. Tout juste avant ce village, une halte-pèlerin a été emménagée. Le proprio tente de faire revivre une variété de cépage presque disparue que cultivait son grand-père. Il est sensible à notre aventure pèlerine et, attaché à un arbre, une boîte nous permet de lui laisser un message, je m’exécute avec plaisir.

Au fait, la douleur au pied d’hier…disparue. Le parcours se poursuit à travers champs. À 13:20 hres, arrêt à l’ombre, au menu: terrine de canard, pain ficelle, noix et tartine de Nutella.

Pour atteindre le centre de Bourges, je ferai 4 kms en ville, zone commerciale assez moche. Mes attentes sont grandes, je veux du Wi-Fi. Près de la cathédrale, j’entre dans les vieux quartiers, wow! terrasses, boutiques et vieilles maisons en colombages. Des gens reconnaissent le pèlerin de Compostelle en moi, on m’arrête, on me questionne, je sens que je vais me plaire ici.

D’abord me rendre chez les religieuses pour mon hébergement, j’entre dans une cour intérieure, je sonne, une religieuse se présente et me répond « Ah non, ici on ne reçoit pas les messieurs ». Bévue, je ne suis pas dans la bonne congrégation. Ce seront les soeurs de L’Annonciade qui me recevront mais elles sont à 5 kms en dehors de Bourges. Devant mon malheur, les Ursulines m’offrent de m’emmener en auto et elles me donnent 30 minutes pour faire le tour de la ville. Je suis vraiment peiné de ce contretemps, tout me semble magnifique mais pas le temps d’apprécier. Au moins, j’ai eu le temps de donner un coup de fil à Lyne.

Magnifique monastère, les soeurs transpirent la bonté. J’assiste aux vêpres de 17:30, routine de lessive faite, je dois revoir mon itinéraire car je suis à 5kms du parcours. 19:00 hres, Avec un groupe en retraite, je déguste le dîner; melon, pommes de terre rissolées aux champignons, quiche, salade de fruits, yogourt et un petit blanc. Sitôt le repas terminé, c’est maintenant les Complies. Je termine cette délicieuse soirée par une promenade dans le jardin d’où j’ai une vue sur la ville et sur l’imposante cathédrale St-Étienne.

Durant la journée quand je marche, je pense à plein de choses que je devrais noter, mais le soir, toutes ces choses se sont envolées de ma mémoire.

Une observation que je ne peux ignorer c’est la grosseur des limaces orangées dans les sentiers.

Je me porte à merveille, aucune douleur n’entrave mon plaisir d’être ici.

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Jour 7 16 août 2013 Baugy

Créé par le 16 août 2014 | Dans : Non classé

J’ouvre les yeux, il est 7:00 hres et je quitte immédiatement. Déjà, au coin de la rue, le « tabac » est ouvert, j’aurai mon grand crème du matin. À 2 portes de là, l’odeur du bon pain m’attire, je m’offre un croissant au beurre chaud. Je quitte la ville par un beau pont sur la Loire et j’entre dans un chemin herbeux. Encore de magnifiques champs de tournesols. Je ne peux que m’arrêter face à une immense maison blanche avec son étang et son joli pavillon, qu’il doit être bon de vivre à cet endroit. S’ensuit un bout de forêt, j’en profite pour réciter ma requête spirituelle. Pour le moment je n’arrive qu’à prier pour Lyne et mes enfants. Je prends conscience de tout l’amour que j’ai pour eux et c’est à travers mes larmes que tout ça s’exprime ce matin. Une auto se gare à mes côtés et un monsieur m’indique le chemin à suivre, c’est gentil  c,est sa façon de participer à mon aventure. À St-Martin-des-Champs, un tabac est ouvert, j’y trouve une carte d’appel internationale et une recharge pour mon mobil. Dire qu’hier je disais manquer de tout alors qu’aujourd’hui tout se présente à moi comme par magie. Sancergues: jolie petite ville, une vieille dame s’empresse de m’offrir de l’eau en rajoutant d’un air coquin « je vous ai mis deux glaçons », adorable. Lorsque je quitte la ville, les indications de mon guide diffèrent du balisage alors je ferai 1 km de plus. Je retrouve le chemin et je rencontre une autre dame âgée. Elle me questionne et lorsqu’elle apprend que je suis « canadien », elle me dit toute surprise « vous parlez bien français, je comprends tout ce que vous me dites » ça me fait rigoler. Pause de 5 minutes à Charentonnay et c’est en chantant que j’entre dans Couy.

Il est l’heure de déjeuner, j’ai mon pain acheté ce matin. Dans une petite épicerie je trouve des victuailles dont un tout petit fromage de chèvre local, « c’est cochon ». Après ma sustentation, je visite l’église et voit sur les fonds baptismaux, l’empreinte de coquilles sculptées, je suis vraiment sur un chemin de Compostelle. Déjà 20 kms de fait mais je suis de nouveau hors du chemin, un monsieur m’indique le chemin et me parle du beau Québec et de ses chutes Niagara???  Les derniers kilomètres sont pénibles, j’ai une douleur sur le dessus du pied droit, peut-être que mes bottes étaient lacées trop serrées, je terminerai l’étape en sandales.

Je suis à Baugy, beau petit gîte et j’y serai seul. La nuit sera réconfortante. J’appelle à la maison mais pas de réponse, dès que je pense à eux j’ai une montée d’émotions incontrôlables. Il est 19:00 hres, je bois une bière, les cloches sonnent et je regarde mes vêtements à sécher.

Je note les « leçons » du chemin: 1-Vaut mieux acheter du pain complet que de la baguette, il sèche moins vite et je peux en manger 2 jours consécutifs.

2- Hier j’ai appris ce qu’est un arc en tiers-point en architecture

3- Que ce n’est pas grave les embêtements, ça signifie juste que c’est pas la fin de l’histoire car une histoire finit toujours bien. Je me souhaite une longue longue histoire.

Bon j’arrête, un cachet anti-inflammatoire m’aidera et je vais souper..euh…dîner.

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Jour 6 15 août 2013 La Charité-sur-Loire

Créé par le 15 août 2014 | Dans : Non classé

Dans la tranquillité du gîte, le sommeil a été très réparateur. Au petit-déj, c’est Yafei qui m’offre le café. Je prends la route à 8:15 hres. Dès le départ, c’est la « Nièvre » forêt dense qui m’enveloppe. À quelques reprises de jolies clairières m’offrent une vue incroyable. Des vallons de vignes sous un ciel bleu clair forment un décor parfait.

Mon petit moment de recueillement se prolonge dans ces sentiers où l’odeur d’humus, de sous-bois et d’arbres me monte au nez. L’objet de ma requête spirituelle auprès du Divin pour aujourd’hui sera le bonheur de mes 3 enfants. J’effectue un arrêt en matinée sur la place de l’église au centre d’un petit village. Pour moi, ces petites places centrales souvent bordées de magnifiques platanes bien taillés représentent une nouveauté exotique. Les églises en pierres anciennes recouvertes de mousses et de lierres avec une horloge fixée au clocher voir même un cadran solaire, tout ça, contribue à mon émerveillement.

À l’entrée d’un autre village, un banc m’invite pour l’arrêt déjeuner. Je bouffe tout ce qui me reste de provisions (sauf mon Nutella) ah! que le sac devient léger. Passé le centre du village, je demande de l’eau à boire à un monsieur dans son jardin. Celui-ci m’invite à me joindre à eux pour le déjeuner, dommage c’est déjà pris pour moi mais au fait…. aurais-je accepté? Je dois confesser que j’ai beaucoup de mal à recevoir des autres, mon premier réflexe est de dire non à ce que l’on m’offre. Ai-je peur de me sentir redevable?, est-ce un signe de faiblesse que de s’avouer que l’on a besoin des autres? Je prends l’engagement sur ce chemin de travailler fort à m’ouvrir aux autres, après tout, pourquoi priver les gens d’une occasion de faire plaisir, de rendre service?

En p.m. je traverse des champs de tournesols, j’adore ces fleurs. Finalement, enfin, j’arrive à La Charité-sur-Loire (pourquoi les derniers kms de la journée sont-ils plus longs que les premiers?). Je dois prendre les clefs du gîte à l’O.T. (office du tourisme) mais pour le moment c’est fermé donc je m’accorde un temps de repos dans la magnifique cathédrale. Voilà, j’ai les clefs et je suis le premier à m’installer. Douche, lessive et café (dosette offerte par l’O.T.) et je repars faire des courses. J’ai besoin de victuailles, de pain, d’une carte de téléphone et d’Internet. Problème: c’est la fête de l’Assomption et tout est fermé. Je me rabat sur une visite guidée de la cathédrale. J’apprends que La Charité-sur-Loire est considérée comme la fille aînée de Cluny. Impossible de retenir les particularités architecturales de l’église mais un détail retient mon attention. Rattachée à l’immense église, les bâtisseurs ont construit une maison miniature. Pourquoi? pas de réponse précise mais on parle que peut-être le bourreau du village aurait-été un nain et que c’est pour lui que cela aurait été fait???? folklore ou réalité? Je retrouve Bernard connu à Varzy et peu de temps après les jolies françaises Ninon et Véronique. Celles-ci ont terminé leur chemin donc d’abord devant une pizza et après en regardant un coucher de soleil sur la Seine nous nous quittons pour le chemin de la vie. Journée magnifique, gîte 12,50E, dîner 12E. J’ai réservé un lit chez les religieuses de Bourges pour samedi alors je suis tranquille pour les 2 prochains jours. demain 29 kms, ça devient sérieux et on annonce 31 degré celsius. 22:00 hres Dodo

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