Je me présente à la salle à manger et une bénévole du monastère m’attendait. En plus de mon petit-déj, elle me donnera un bout de pain et de brioche pour la route. Je quitte à regret ce monastère ou j’ai trouvé un repos pour le corps et un baume pour l’âme.

Ça me revient, hier j’ai appris à lire les plaques d’immatriculation des autos. La lettre à gauche sur la plaque représente le pays ( F=France B=Belgique etc..) et les 2 chiffres de droite disent le département d’origine. Cela est bien pratique dans une halte routière pour savoir à qui demander assistance si tu fais de l’auto-stop.

Trajet d’aujourd’hui; 4 kms pour retrouver le chemin à la sortie de Bourges et 25 de plus pour atteindre Charost (encore 29kms total). Long trajet inintéressant de 15 kms avant d’entrer dans une forêt. La prière du matin sera pour belle-maman car j’ai appris qu’elle s’est fracturée la colonne, s.v.p. Seigneur donnez un peu de courage à cette femme si généreuse.

Paysage assez monotone. De nouveau, le trajet de mon guide et le balisage de l’association des amis de Compostelle du Berry diffère, alors où aller…?

J’arrive finalement à Charost à 15:00hres. Un panneau en ville m’indique un numéro de téléphone à composer. Un monsieur m’explique en 20 minutes (ça y est les minutes de mon portable vont y passer) comment me rendre au gîte, il me donne le code à composer pour ouvrir une 1ère porte et finalement où se trouve la clef du local affecté aux pèlerins. Le gîte est assez quelconque, état délabré et il n’y avait pas de provisions. C’est écrit sur le tableau d’affichage « pas de femme de ménage en août » cela explique l’impression de négligence des lieux. Routine faite, je retourne en ville à la recherche de monnaie car je dois déposer des sous dans une boîte et je n’ai que des 20 euros (le gîte en vaut moins).

Je mettrai 1 heure à trouver un bar ouvert mais une petite bière me réconfortera. La tenancière est très gentille, je resterai là pour le dîner copieux. Le ciel est couvert, il tombe quelques gouttes. Je réserve mes 2 prochaines nuits en APD (accueil pèlerin à domicile). C’ est une formule d’hébergement que je ne connais pas. Je n’arrive toujours pas à joindre mes amis français, sûrement une technicalité de mon téléphone. La dame du bar m’informe qu’un canadien me précède de 2 jours, je le constaterai sur le registre au gîte. Finalement, je crois avoir beaucoup bronzé car au resto on m’a demandé si j’étais hindou?????

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