Départ 7:20 hres. Ce matin les chiens qui aboient se relaient d’une propriété à l’autre sur mon passage, cela me rappelle maman et sa peur des chiens. à l’entrée d’un boisé, je décide donc de dédier ma prière du matin à maman qui vient de célébrer son 90ième anniversaire. Je demande au Divin que les soucis lui soient épargnés et que les années qui viennent soient empreintes de calme, ainsi, le détachement de cette dimension terrestre sera peut-être plus facile à vivre. 17 kms me mènent ;a Ste-Solange. Arrêt à l’église où une religieuse me fait faire la visite des lieux; tapisseries, tableaux,chasse des reliques. Tout est beau et surprenant car l’histoire de cette sainte s’est déroulée ici-même. Mon guide indique le champs où Solange se serait refusée à un chevalier en appelant ainsi de sa vie. Tout juste avant ce village, une halte-pèlerin a été emménagée. Le proprio tente de faire revivre une variété de cépage presque disparue que cultivait son grand-père. Il est sensible à notre aventure pèlerine et, attaché à un arbre, une boîte nous permet de lui laisser un message, je m’exécute avec plaisir.

Au fait, la douleur au pied d’hier…disparue. Le parcours se poursuit à travers champs. À 13:20 hres, arrêt à l’ombre, au menu: terrine de canard, pain ficelle, noix et tartine de Nutella.

Pour atteindre le centre de Bourges, je ferai 4 kms en ville, zone commerciale assez moche. Mes attentes sont grandes, je veux du Wi-Fi. Près de la cathédrale, j’entre dans les vieux quartiers, wow! terrasses, boutiques et vieilles maisons en colombages. Des gens reconnaissent le pèlerin de Compostelle en moi, on m’arrête, on me questionne, je sens que je vais me plaire ici.

D’abord me rendre chez les religieuses pour mon hébergement, j’entre dans une cour intérieure, je sonne, une religieuse se présente et me répond « Ah non, ici on ne reçoit pas les messieurs ». Bévue, je ne suis pas dans la bonne congrégation. Ce seront les soeurs de L’Annonciade qui me recevront mais elles sont à 5 kms en dehors de Bourges. Devant mon malheur, les Ursulines m’offrent de m’emmener en auto et elles me donnent 30 minutes pour faire le tour de la ville. Je suis vraiment peiné de ce contretemps, tout me semble magnifique mais pas le temps d’apprécier. Au moins, j’ai eu le temps de donner un coup de fil à Lyne.

Magnifique monastère, les soeurs transpirent la bonté. J’assiste aux vêpres de 17:30, routine de lessive faite, je dois revoir mon itinéraire car je suis à 5kms du parcours. 19:00 hres, Avec un groupe en retraite, je déguste le dîner; melon, pommes de terre rissolées aux champignons, quiche, salade de fruits, yogourt et un petit blanc. Sitôt le repas terminé, c’est maintenant les Complies. Je termine cette délicieuse soirée par une promenade dans le jardin d’où j’ai une vue sur la ville et sur l’imposante cathédrale St-Étienne.

Durant la journée quand je marche, je pense à plein de choses que je devrais noter, mais le soir, toutes ces choses se sont envolées de ma mémoire.

Une observation que je ne peux ignorer c’est la grosseur des limaces orangées dans les sentiers.

Je me porte à merveille, aucune douleur n’entrave mon plaisir d’être ici.

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